Archives de l’auteur : Véronique

Décès de Jacques-Ciprien Marcon à Montpellier

Dans L’Union nationale du 8 décembre 1873, à la rubrique « Etat civil de Montpellier », l’annonce du décès de Jacques Cipion Marcou, 65 ans, né à Vendémian, veuf Connes.

Avis de décès de Jacques-Cipion Marcou né à Vendémian
Avis de décès de Jacques-Cipion Marcou né à Vendémian – L’Union nationale du 8 décembre 1873

L’acte de décès, contenu dans le registre de décès de 1873 de Montpellier, indique que le prénom exact de M. Marcou est Jacques-Ciprien et que son patronyme est Marcon et non Marcou. Celui-ci est décédé le 6 décembre, à 5 h, au numéro 7 Grand’rue. On peut

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1888, le Conseil municipal de Vendémian défend la viticulture

Le 3 novembre 1881, la France et l’Italie avaient signé un traité de commerce. Le 15 décembre 1886, l’Italie informa la France qu’elle voulait y mettre fin au 1er janvier 1888.

Les deux pays ouvrirent des négociations en vue de la signature d’un nouveau traité de commerce. Durant les discussions, il fut convenu que les termes de l’accord de 1881 continueraient à s’appliquer.

Des rencontres bilatérales eurent lieu du 31 décembre 1887 au 2 février 1888. Elles n’aboutirent pas. Le 27 février 1888, le Parlement français vota des surtaxes à l’entrée des produits italiens. En réponse, le 29, le gouvernement italien fit de même pour les produits français entrant sur son sol. Ces deux nouveaux tarifs entrèrent en vigueur le 1er mars 1888. Ils eurent pour effet de diminuer drastiquement les échanges commerciaux entre les deux pays. Ils restèrent en vigueur, sans changement, jusqu’en janvier 1890.

A Vendémian, le 21 janvier 1888, le Conseil municipal fut convoqué en urgence pour le même jour à 19 h en vue d’émettre un vœu sur les traités de commerce. Cette motion fit l’objet d’une publication dans les quotidiens « Le petit méridional » du 24 janvier et dans « Le journal de Cette, journal du commerce du sud-ouest » du mercredi 25 janvier. Dans cette dernière publication, la reproduction de la motion était accompagnée du texte suivant : « Le Conseil municipal de Vendémian a émis le vœu suivant, que nous reproduisons pour cet unique motif qu’il nous paraît résumer tous les desiderata des viticulteurs de l’Hérault et, aussi très probablement, des viticulteurs du Midi« .

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Une plainte déposée par les protestants de Vendémian

Dans le tome 3 de « La France protestante », publié en 1881, les auteurs Eugène et Emile Haag, mentionnent un récit issu des Archives municipales du Vigan.

Ce texte fait état de la plainte, exposée le 3 juin 1629, auprès de Estienne de Lafabrègue, premier consul, et du Conseil de Direction du Vigan par David Cabanis et Guillaume Lardat, habitants de Saint-Pargoire et des gens du Pouget, de Vendémian, de St-Jean de la Blaquière, tous protestants, au sujet des mauvais traitements qui leur ont été infligés par Jean de Boyer, seigneur de Camprieu et des militaires sous son commandement ainsi que des sommes d’argent qu’ils ont été contraints de leur payer.

Le récit porte sur ce qu’il s’est passé à Saint-Pargoire. J’indique ci-dessous la deuxième partie qui concerne Vendémian.

« … le 24 de décembre dernier, led. sr de Camprieu, accompagné du Père Bonaventure, de dix soldats et de dix carabiniers, se rendit à Vendémian et prit logement chez ceux de la religion, ayant logé le 24 chez M. Arnaut, notaire, qu’il força d’aller à la messe et de faire abjuration ; puis il se changea à la maison de Mathieu Faucilhon et lui en fit autant, puis chez M. Roques avec les sudits gardes et soldats qui firent grands dégâts et ravages en sa maison, et même le sr de Camprieu le battit grièvement et lui donna plusieurs coups d’éperons jusqu’à ce qu’il l’eût forcé d’aller aussi à la messe. Il continua ainsi d’aller loger de maison en maison jusqu’à ce qu’il les eut contraints et forcés de se révolter et pour y parvenir plus facilement, outre les menaces de les emprisonner et les faire mourir eux et leurs familles, faisait tenir les ports dud. Vendémian fermées pour empêcher qu’aucun ne pût sortir dud. lieu. Boulet, cordonnier, était parvenu à s’échapper avant qu’on n’eût pris garde à lui. Il levoit 30 livres par jour pour lui ou pour les carabiniers sur ceux de la religion de Vendémian, après les avoir fait révolter et 6 livres pour ledit Bonaventure. S’étant retiré de Vendémian il alla en faire de même au Pouget, et au-delà s’en serait allé, ainsy qu’ils auraient ouy dire, en la ville de Gignac pour faire aussi révolter tous ceux de la religion de lad. ville » .

Couverture du tome 3 du livre La France protestante publié en 1881
Couverture du tome 3 du livre La France protestante publié en 1881, source Gallica.bnf.fr

Décès de Pierre Jean François Lagrifoul à Montpellier

Dans Le Courrier du Midi du 16 janvier 1840, à la rubrique « Décès et inhumations à Montpellier, du 28 décembre 1839 au 10 janvier 1840 inclusivement », l’annonce du décès de Pierre Jean François Lagrifoul, chocolatier, 55 ans, né à Vendémian (Hérault) en date du 2 janvier.

Avis de décès de Pierre Jean François Lagrifoul né à Vendémian
Avis de décès de Pierre Jean François Lagrifoul né à Vendémian – Le Courrier du Midi du 16 janvier 1840

L’acte de décès de Pierre Jean François Lagrifoul, contenu dans le registre de décès de 1840 de Montpellier, confirme que Pierre Lagrifoul est décédé le 2 janvier 1840 à l’âge

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1917, l’instituteur de Vendémian se marie

Au détour des pages d’archives, je rencontre la publication des bans de mariage de Maurice Colard, l’instituteur de la commune, en poste depuis le 1er octobre 1916.

Cet évènement fut certainement une pause heureuse dans ces années difficiles de guerre. Clément Bro, l’adjoint faisant fonction de maire depuis 1914, en fait l’annonce, par voie d’affichage, à la porte de la mairie le 16 septembre.

Publication du mariage de Jules Colard et Rose Dubernet.
Publication du mariage de Jules Colard et Rose Dubernet – Registre d’état civil de Vendémian 1891-1920

Maurice Colard épouse Rose Dubernet, elle aussi enseignante, originaire de Plaissan. La cérémonie se déroule dans cette commune le 28 octobre 1917. Clément Bro, l’adjoint

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Décès de Léonie Barrier à Montpellier

Dans « La République du Midi » du 2 avril 1893, à la rubrique « Décès », l’annonce du décès de Léonie Barrier, 86 ans, née à Vendémian, veuve Faucilhon.

Avis de décès de Léonie Barrier née à Vendémian
Avis de décès de Léonie Barrier née à Vendémian – La République du Midi du 2 avril 1893
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Vendémian en 1841

Depuis les élections municipales du 28 juin 1840 :

  • le Maire de la commune est Pierre Faucil fils.
  • l’adjoint, Louis, Basile Nougaret.
  • Les conseillers municipaux sont : Antoine Edouard Bonniol, Pierre Claude Cellier, Etienne Nougaret, Pierre Barrier aîné, Michel Marc Faucilhon, Jacques Louis Lassalvy, Gabriel Gineste, Louis Bringuier, Antoine Daumas, Pierre Cellier.

L’instituteur communal est Frédéric Cambon, ancien élève de l’Ecole normale, dont le Conseil municipal a demandé la nomination le 1er décembre 1840.

Le garde-champêtre est Philippe Lacombe, depuis le 7 mai 1839. Il a 60 ans, il est agriculteur et réside à Vendémian.

Cette année-là, il y eut :

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Un cas de longévité rare à Vendémian en 1854

Dans le Journal des débats politiques et littéraires du 28 juin 1854, un entrefilet signale :

« Le Messager du Midi signale un cas de longévité extrêmement rare à Vendémian. Une femme vient de mourir à Vendémian à l’âge de cent huit ans. Elle a conservé jusqu’à son dernier soupir ses facultés intellectuelles ; sa mémoire surtout était prodigieuse. La seule infirmité dont elle fut affligée était une cécité qui datait de vingt ans. Elle est morte sans maladie et par le seul fait de l’extinction de ses forces vitales« .

Les registres d’état civil de la commune conservent l’acte de décès de Marguerite Daumas épouse de feu Claude Faucilhon à la date du 19 juin 1854. Il y est effectivement indiquée qu’elle est âgée d’environ 108 ans. Elle est décédée la veille, à son domicile, à 8 huit du soir.

Acte de décès Marguerite Daumas du 19 juin 1854 à Vendémian
Acte de décès Marguerite Daumas du 19 juin 1854 – Registres d’état civil de Vendémian 1851-1860

Elle était veuve de Claude Faucilhon. Ses parents étaient Jacques Daumas et Jeanne Faramon.

Dans les registres de baptême de 1746, on trouve l’acte de naissance de Marguerite On y apprend qu’elle est née le 17 juillet et a été baptisée le 20. Son parrain fut Jean Daumas, son grand-père, et sa marraine Marguerite Vareilles, sa grand-mère, femme de François Faramon, maréchal à forge.

Acte de baptême de Marguerite Daumas du 20 juillet 1746 à Vendémian
Acte de baptême de Marguerite Daumas du 20 juillet 1746 – Registres BMS de Vendémian 1740-1755

Je n’ai pas trouvé l’acte de mariage de Marguerite avec Claude Faucilhon mais on peut néanmoins confirmer les informations données dans la presse : elle est effectivement morte à l’âge de 108 ans. Si l’on veut être exact, elle avait 107 ans, 11 mois et 2 jours ! cela reste extraordinaire.

Mathieu Baumes, mort sous les drapeaux au Mexique

Dans les registres de décès de Vendémian, à la date du 28 octobre 1864, la transcription par François Amadou, maire de la commune, du décès de Mathieu Baumes, fils de François Beaumes et Rose Gauget.

Mathieu Baumes était 1er canonnier, au sein de la 11ème batterie, au 11ème régiment d’artillerie monté de l’armée du Mexique. Plus d’informations sur l’intervention française au Mexique avec cet article de Wikipédia.

Il est décédé le 15 août 1864 à l’hôpital militaire de San Luis Potosi, à 6 heures du matin, de phtisie pulmonaire (c’est ainsi que l’on nommait la tuberculose à cette époque).

Transcription du décès de Mathieu Baumes le 28 octobre 1864
Transcription du décès de Mathieu Baumes le 28 octobre 1864 – Registres des décès 1861-1970

La grêle ravage Vendémian en juin 1874

Le 28 juin 1874, vers minuit, un orage épouvantable ravage les vignes de la région. De nombreux témoignages sont adressés aux organes de presse en provenance de Tressan, Adissan, Béziers, Fontès. Ils font tous état de pertes de 50 à 75% du vignoble, de ravages énormes, occasionnés par les grêlons sur les arbres fruitiers, les blés, etc.. Un témoignage de Tressan dit « ce qui nous étonne, c’est que les toitures aient pu résister à cet ouragan de glace ; les oiseaux, les lapins, tout ce qui n’a pas été abrité, a péri dans cette nuit fatale » ; un autre, d’Adissan, « la vigne et le blé sont hachés littéralement, les fruits des amandiers et des oliviers jonchent la terre« .

Le Messager du Midi du 1er juillet publie un article sur les ravages occasionnés par l’orage à Vendémian.

« Un orage a éclaté dans la nuit du 27 au 28 de ce mois sur la commune de Vendémian et a duré de minuit à minuit et demi et emporté toute la récolte. La commune de Vendémian qui récoltait chaque année 30 000 hectolitres de vin, n’aura pas cette année un raisin bon à manger.

Il ne reste plus rien : ni vignes, ni blé, ni amandes, enfin ni olives.

Les grêlons étaient de la grosseur d’un œuf de poule. Ils sont d’abord tombés sans pluie, ce qui a occasionné un affreux désastre.

Parmi les communes des environs qui ont le plus souffert, nous citerons Puilacher, Tressan, Aumelas et l’étang près le Pouget, auxquels il ne reste plus rien ».

Bandeau du Messager du Midi du 1er juillet 1874
Bandeau du Messager du Midi du 1er juillet 1874