Archives pour la catégorie La vie quotidienne

1904, le Conseil municipal interdit les processions

« L’an mil neuf cent quatre et le vingt-six septembre, le Conseil municipal s’est réuni au lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de M. Ricard, adjoint faisant fonction de maire.

Etaient présents : MM. Ricard, Bascou, Nougaret Victorien, Fonzes Léopold, Nougaret Raymond, Faucilhon H., Bro Clément. Etaient absents : MM. Daumas, Vidal excusés.

Lire la suite

Les garde-champêtres de Vendémian

Le corps des garde-champêtres est crée en 1791, chaque commune à l’obligation de recruter au moins un garde.

Pour pouvoir postuler à cet emploi, il faut avoir au moins 25 ans, savoir lire et écrire, être en bonne condition physique, faire partie des vétérans nationaux ou des anciens militaires pensionnés ou munis de congés pour blessures. Le choix du garde-champêtre appartient au maire qui doit soumettre son choix au conseil municipal. Le garde champêtre doit prêter serment devant le juge de paix du canton.

Lire sur Gallica, le « Recueil chronologique de lois et actes de l’autorité publique. Bois et forêts. 1789-1799« .


Au fil de mes lectures, je reconstitue la liste des garde-champêtres successifs de Vendémian.

Lire la suite

La grêle ravage Vendémian en juin 1874

Le 28 juin 1874, vers minuit, un orage épouvantable ravage les vignes de la région. De nombreux témoignages sont adressés aux organes de presse en provenance de Tressan, Adissan, Béziers, Fontès. Ils font tous état de pertes de 50 à 75% du vignoble, de ravages énormes, occasionnés par les grêlons sur les arbres fruitiers, les blés, etc.. Un témoignage de Tressan dit « ce qui nous étonne, c’est que les toitures aient pu résister à cet ouragan de glace ; les oiseaux, les lapins, tout ce qui n’a pas été abrité, a péri dans cette nuit fatale » ; un autre, d’Adissan, « la vigne et le blé sont hachés littéralement, les fruits des amandiers et des oliviers jonchent la terre« .

Le Messager du Midi du 1er juillet publie un article sur les ravages occasionnés par l’orage à Vendémian.

« Un orage a éclaté dans la nuit du 27 au 28 de ce mois sur la commune de Vendémian et a duré de minuit à minuit et demi et emporté toute la récolte. La commune de Vendémian qui récoltait chaque année 30 000 hectolitres de vin, n’aura pas cette année un raisin bon à manger.

Il ne reste plus rien : ni vignes, ni blé, ni amandes, enfin ni olives.

Les grêlons étaient de la grosseur d’un œuf de poule. Ils sont d’abord tombés sans pluie, ce qui a occasionné un affreux désastre.

Parmi les communes des environs qui ont le plus souffert, nous citerons Puilacher, Tressan, Aumelas et l’étang près le Pouget, auxquels il ne reste plus rien ».

Bandeau du Messager du Midi du 1er juillet 1874
Bandeau du Messager du Midi du 1er juillet 1874