L’école de Vendémian

Je complète cette page au fur et à mesure de mes recherches sur l’école de Vendémian.

Afin de situer l’évolution de l’école communale dans le temps, je rappelle, en parallèle aux évolutions vendémianaises, les évolutions législatives de l’enseignement en France. Les années signalées en rouge contiennent des informations sur l’école de Vendémian.

La liste des institutrices et instituteurs successifs est disponible dans cet article spécifique.

1850

  • 5 mars : la loi Falloux arrête le principe d’une école de garçons dans toutes les communes et d’une école de filles pour celles qui en ont les moyens. Elle officialise la dualité des systèmes d’enseignement, à côté d’un enseignement public financé par l’État peut se développer un enseignement « libre » essentiellement formé d’écoles catholiques. Le programme obligatoire comprend, l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, des rudiments du calcul, une éducation morale et religieuse et pour les filles, les travaux d’aiguille. 

1851

  • 17 août : un règlement édicté sous la IIème République, fixe à un mètre cinquante la hauteur de la cloison devant séparer les garçons et les filles dans les classes communes. Ce même texte prévoit qu’on laisse s’écouler un quart d’heure entre la sortie des garçons et celle des filles, afin d’éviter qu’ils ne se rencontrent à la sortie de l’école.

1852

  • 20 mars : circulaire ministérielle interdisant aux professeurs de porter la barbe « symbole d’anarchie ».

1867

1875

  • 24 octobre : le conseil municipal vote, à l’unanimité, en exécution de la loi du 19 juillet de la même année, une augmentation du traitement de l’instituteur public. Celui-ci percevra, à l’avenir, 900 F.

1877

  • 24 juin : le Conseil municipal vote l’attribution de 200 F pour le traitement fixe de l’institutrice et, « attendu que la commune s’impose le centime additionnel prévu pour la gratuité absolue de l’instruction primaire, il pense que le département accordera les subventions nécessaires pour compléter, à partir de ce chiffre, le traitement de l’institutrice. »

1878

25 février : délibération du Conseil municipal de Vendémian au sujet de la nomination d’une institutrice, « …M. le Maire expose au Conseil qu’il est de la plus grande urgence de provoquer la nomination d’une institutrice communale afin que l’école de filles puisse profiter de la gratuité qui lui a été accordée par un arrêté de M. le Ministre. Il propose d’abord au Conseil d’opter pour la nomination d’une institutrice congrégationniste ou laïque. Le Conseil à l’unanimité des membres présents opte pour une institutrice congrégationniste. Ensuite, sur la proposition de M. le Maire, il présente à l’unanimité des membres présents au choix de M. le Préfet, comme titulaire de l’Ecole de Vendémian, la demoiselle Lucie Bonnet, en religion sœur Marie Zoé, de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph, actuellement institutrice libre à Vendémian….« 

12 juin : ouverture de l’école de filles à Vendémian. Elle est recensée dans le livre d’Isidore Pépin, publié en 1893, « Statistique commentée de l’enseignement primaire p. 31 »

Statistique commentée de l'enseignement primaire par Isidore Pépin, 1893
Statistique commentée de l’enseignement primaire par Isidore Pépin, 1893 – Source gallica.bnf.fr / BnF

1881 :

  • 16 juin : gratuité de l’enseignement primaire public, suppression de l’enseignement religieux dans l’enseignement public.

1886

  • 30 octobre : loi Goblet qui interdit aux religieux d’enseigner dans le public.

1904

  • 7 juillet : loi Combes qui interdit d’enseigner aux congrégations religieuses.

1905

1907

  • 5 avril : le Conseil municipal se prononce sur l’affectation du presbytère « M. le Maire expose à l’assemblée que par suite de la vacance du presbytère, il y a lieu de se prononcer sur l’affectation à donner à cet immeuble communal. Le conseil décide d’affecter le presbytère à l’école de filles et au logement de l’institutrice« .

1924

  • 25 mars : le décret Léon Bérard unifie les programmes scolaires secondaires pour les filles et les garçons. Les filles ne sont plus obligées de se présenter au baccalauréat en candidates libres.

1936

L’obligation scolaire est portée de 13 à 14 ans par Jean Zay.

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